Retrouver du sens…

Peut-on chercher inlassablement l’apaisement de l’esprit ? Est-ce lorsque l’on a “tout réussi” qu’on réalise à quel point l’essentiel est ailleurs ? Comment nourrir sa soif de sens, comment exister pour de vrai, comment apporter quelque chose, comment prendre sa place au milieu du monde ?

Toute mon existence a été jalonnée d’objectifs et de buts, qui m’ont tirée vers l’avant autant qu’ils ont questionné ma capacité à m’ancrer dans le présent. Dès mes premiers pas, j’ai bondi d’étape en étape, impulsive et imprévisible, prête à sans cesse tout remettre en question pour aller goûter l’Ailleurs.

Au fil des années, j’ai (presque) appris à canaliser cette énergie sauvage et passionnée, curieuse de voir le chemin que prendrait ma vie, prête à avancer sereinement et à construire mon avenir. Jusqu’ici, par chance, une bonne étoile semble avoir consciencieusement pris soin de moi quels qu’aient pu être les choix que j’ai effectués.

Le vertige d’être arrivée à destination

Mais ces derniers mois, j’ai dû appréhender une nouvelle partie de moi-même. A l’aube de mes 26 ans, face au chemin parcouru, c’est l’angoisse qui m’a saisie plutôt que le sentiment du devoir accompli. Le vertige d’être arrivée à destination, peut-être.

Etudes terminées, voyages réalisés, emploi stable trouvé, famille en or, amoureux parfait, amis disponibles, bel appartement, rythme de vie confortable… Une bucket list cochée en long en large et en travers, le bonheur enfin saisi au vol, et pourtant, toujours ce furieux besoin d’Absolu.

Alors, passés les quelques jours d’errance et de tournis, j’ai décidé que si la dernière page du cahier avait été écrite, il était temps d’en ouvrir un nouveau. Un plus joli encore, pourquoi pas ?

Aujourd’hui je suis libre. Libre d’expérimenter et d’apprendre pour élever mon esprit, tout comme j’ai bâti le début de ma vie, d’embrasser le monde pour ce qu’il est, de cesser de consommer la vie, mais plutôt de la ressentir, et de redistribuer un peu de la chance qui m’a été donnée.

Libre d’utiliser le temps et l’énergie du quotidien que j’ai eu le droit de me construire, afin de devenir une meilleure personne. De donner un sens à tout ça pour que les jours ne soient pas vains. Libre de ne pas considérer que tout est joué, libre de ne jamais arrêter d’avancer.

De l’instinct à l’application

Après réflexion, et pour suivre les aspirations qui se sont déjà doucement dessinées en moi au fil des années, j’ai décidé de faire évoluer mon mode de vie pour prioriser trois grands principes :

  • prendre soin du monde
  • prendre soin de son corps
  • prendre soin de son esprit

Cela peut paraître d’une banalité affolante, ou au contraire, sembler assez large pour emplir la vie de l’humanité toute entière, mais ces trois points, intimement imbriqués les uns dans les autres, sont au final toujours ce à quoi je me raccroche quand la tranquillité du quotidien s’écorche, et que je ne sais plus très bien où je vais ni d’où je viens.

Il est facile de se perdre, peut-être même encore davantage quand l’on pense s’être trouvée.  Lorsque le rythme absorbe énergie, attention et conscience, lorsque l’on croit maîtriser sa vie, tenir sur le fil, mais que son organisme, sa tête ou son environnement tire la sonnette d’alarme, il est temps de se poser. Rien ne sert de s’agiter, brasser de l’air et enchaîner les tâches si les fondamentaux ne sont pas respectés. Je ne l’ai réalisé que très récemment, mais loin de laisser filer cet instinct et replonger dans la douceur factice de ma zone de confort, j’ai décidé de le suivre.

Photo : Aux abords de la Rhune – Pays basque 2016 – Avancer pour découvrir. 

1 Comment

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    25 avril 2017 at 9 h 53 min

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