Aventuriers, voyageurs : trois livres-compagnons à emmener en vacances

Dans à peine trois semaines, je serai (enfin !) en vacances. L’occasion, après plus de deux ans de boulot quasi-non-stop, de déconnecter vraiment et de partir un peu plus loin, un peu plus longtemps. S’éloigner du tumulte de la ville, pour simplement respirer, vivre, et se retrouver.

Avec l’Amoureux, on a décidé de marcher. Emmener trois fois rien, poser notre maison de toile quelque part dans les montagnes, et profiter de l’immensité qui s’offre à nous.

Pour prolonger l’expérience, j’ai choisi de glisser dans mon sac à dos trois livres de voyage, trois témoignages de baroudeurs qui m’offriront, j’en suis certaine, une résistance à l’effort. Deux d’entre eux ont été écrits par des femmes inspirantes, exemples vivants que la détermination et le dépassement de soi n’ont pas de genre.

 

1. Wild – Cheryl Strayed


Ce roman suscitera toujours pour moi l’émotion de la “première fois”. Première lecture d’un carnet de route autobiographique, premiers frémissements d’envie d’emboîter le pas de cette héroïne, nouvelle certitude que se dépasser, c’est aussi se trouver.

J’ai lu ce livre il y a plus de deux ans maintenant, mais le savoir contre moi pendant ces vacances, me replonger dans les monologues intérieur de Cheryl et souffrir (?) avec elle, chaussures au pied, me paraît être le meilleur moyen de donner encore plus de vie à cette lecture qui m’avait tant apporté.

Résumé : Lorsque sur un coup de tête, Cheryl Strayed boucle son sac à dos, elle n’a aucune idée de ce qui l’attend. Tout ce qu’elle sait, c’est que sa vie est un désastre. Entre une mère trop aimée, brutalement disparue, un divorce douloureux et un lourd passé de junkie, Cheryl vacille. Pour tenir debout et affronter les fantômes de son passé, elle choisit de s’en remettre à la nature et de marcher. Elle part seule pour une randonnée de mille sept cents kilomètres sur le Chemin des crêtes du Pacifique, un parcours abrupt et sauvage de l’Ouest américain. Au fil de cette longue route, elle va surmonter douleurs et fatigue pour renouer avec elle-même et finalement trouver sa voie.

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2. Sauvage par nature – Sarah Marquis


Dans la lignée de Wild, je souhaitais poursuivre ma découverte des destins de femmes qui avaient choisi de marcher seules. Ayant la chance d’avoir une librairie très bien fournie en récits de voyage, j’imaginais naïvement que je n’aurais qu’à choisir parmi les vastes rayonnages… Pourtant, force a été de constater que la quasi-totalité des livres que l’on y trouve ont été écrits par des hommes.

Heureusement, parmi les multiples couvertures, un nom a attiré mon attention : celui de Sarah Marquis, aventurière suisse de 45 ans qui entreprend des marches solitaires aux quatre coins du monde. Son parcours et les livres qu’elle tire de ses différents périples m’attirent irrésistiblement, aussi j’ai hâte de partir à ses côtés à la découverte des steppes sibériennes.

Résumé : 1 000 jours et 1 000 nuits. Sarah Marquis a traversé à pied et seule tout le continent austral. Entre les attaques de cavaliers mongols et les trafiquants de drogue de la jungle laotienne, les animaux sauvages et les rigueurs climatiques, dépouillée de tout superflu, la jeune femme s’est adaptée aux conditions les plus extrêmes. Ainsi, elle a tenté de mieux comprendre ce qui nous lie à la Terre. Elle nous livre son récit, tantôt drôle, tantôt poignant, tantôt inquiétant, et sa philosophie de la vie, son cheminement intérieur. Elle nous entraîne dans l’aventure humaine la plus pure. Une odyssée extraordinaire.

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3. Immortelle randonnée – Jean-Christophe Rufin


Parcourir “El Camino” jusqu’à Compostelle est inscrit sur la grande to-do-list de ma vie. Et si je ne m’en sens pas encore les épaules (ou les jambes) pour l’instant, la fascination et l’attirance que j’ai pour ce pèlerinage, dans une quête humaine et spirituelle que religieuse, n’en est pas moins vive.

Alors écouter les témoignages de “ceux qui ont marché”, pour puiser de leur expérience la force de me remplir de cette vérité, et contempler le monde qui s’étend sous mes pieds avec la même intensité, même pour quelques heures, même le temps d’une balade…

Résumé : Un mois sur le Camino del Norte, de Bayonne à Santiago, 40 kilomètres de marche par jour : étape après étape, Jean-Christophe Rufin se transforme en clochard céleste, en routard de Compostelle. Pourquoi prendre le Chemin, quand on a déjà éprouvé toutes les marches, toutes les aventures physiques ?  » Je n’avais en réalité pas eu le choix. Le virus de Saint-Jacques m’avait profondément infecté. J’ignore par qui et par quoi s’est opérée la contagion. Mais, après une phase d’incubation silencieuse, la maladie avait éclaté, et j’en avais tous les symptômes.  » 876 kilomètres plus loin, un mois plus tard, après l’arrivée à Santiago, le constat est là. Comme tous les grands pèlerinages, le Chemin est une expérience de désincarnation, il libère du  » trop plein « , mais il est aussi un itinéraire spirituel, entre cathédrales et ermitages, et humain, car chaque rencontre y prend une résonance particulière.

Et aussi

– Le merveilleux documentaire de Marinette “Marcheuses – Compostelle : un bout de chemin avec elles”

– Le numéro du magazine Le Point de cette semaine “La marche : ses étonnants pouvoirs”

– Toute l’oeuvre de Sylvain Tesson, qu’il serait bien mal aisé de résumer en quelques lignes…

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