2005-2017. Hinter die Welt…

JETS D’ENCRE – Au gré de mes articles se glissent parfois des écrits spontanés, humeurs d’une journée, d’une nuit ou d’un instant. 


24.10.2017

Peut-on vraiment faire fi du passé, bâtir une nouvelle personne en effaçant les fondations ? Oublier la lente pulsation du coeur à l’entente du murmure, comme si tout ça n’avait jamais existé ?

Il y a ce brasier entre mes deux poumons. Volcan que je croyais éteint. Surprise, au petit matin, entre rêve et éveil, le crépitement a repris. Inaudible, imperceptible, presque. Puis l’explosion. Je me regarde agir, enfant dans un corps trop contraint. Un long sommeil anesthésique ?

Le doux éraillement de ses cordes vocales n’est plus un cri de l’instant. Il pique la gorge et les yeux d’un souvenir qu’on a laissé se consumer. Et ce temps qui coure et nous rattrape…

Quand réalise-t-on l’époque révolue ? Où reprend-on le chemin balbutiant du devenir ?

Il raconte encore à l’unisson. Jusque dans ce nouveau présent que j’avais voulu singulier. Comme s’il n’était jamais parti.

Les années ont façonné nos différences autant qu’elles ont gommé les barrières. A l’origine du mal, l’Idole est resté debout. Calme, serein. Irradiant d’extraordinaire. J’ai bien tenté la désertion cathartique, haine passionnelle et auto-destructrice. Il fallait fuir, déchirer le centre vital, casser le lien si profondément contaminé.

Mais malgré moi, ressusciter. Encore. Embrasser l’indicible, pardonner le changement de cap et comprendre l’exil. Qui fait écho à nos propres démons. De poupées de chiffon balayées par la houle, se retrouver adultes et droits dans nos bottes. Candeur ou désabusement, le timbre salvateur ouvre une autre voie. Chercher à nier ne servira à rien. Cinq ans de silence, un hurlement, et cette nouvelle machine à décrocher mes rêves.

“When life was easy…”

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